Les bleus du ciel (Henri Decoin, 1933)

Pour séduire une aviatrice, un mécano tente d’apprendre à piloter.

Ce premier long-métrage de l’ancien aviateur qu’était Henri Decoin souffre de faiblesses techniques mais séduit un peu grâce à l’originalité de son intrigue qui renverse les stéréotypes et à la légèreté du ton, plusieurs chansons étant introduites dans l’action: une opérette avec des avions, c’est rare.

La Belle Nivernaise (Jean Epstein, 1924)

Un enfant des rues est recueilli par un marinier.

Le cachet réaliste procuré par les décors naturels autour de la Seine ne camoufle pas longtemps les poncifs qui régissent cette adaptation d’Alphonse Daudet. Pourquoi les cinéastes de l’avant-garde française, tout en professant un certain mépris de la fonction narrative du cinéma, s’encombraient-ils si souvent des scénarii les plus bassement mélodramatiques? D’autant qu’ici, loin de détourner ou de transcender les écueils de son script bancal, Jean Epstein y saute à pieds joints comme par exemple lorsqu’il étire au-delà du raisonnable une bagarre sans intérêt entre le gentil et le méchant (dont les motivations sont pour le moins floues). Les jeunes acteurs, plutôt hideux, n’aident pas non plus à l’identification.