Hors de contrôle (Edge of darkness, Martin Campbell, 2010)

Un policier bostonien cherche à savoir pourquoi et par qui sa fille a été brutalement assassinée sous ses yeux.

Quelques raccourcis et incohérences n’empêchent pas ce film de vengeance, qui assume pleinement la noire mélancolie sous-jacente à ce genre de récit, d’avoir une vraie substance émotionnelle. La touche « mélo catho », si elle ne brille pas par la subtilité de son expression, apporte une vraie singularité tandis que la rapidité de l’irruption de la violence a un puissant impact dramatique. Depuis Le masque de Zorro et Goldeneye, le découpage de Martin Campbell a gagné en sobriété et tend vers un beau classicisme; l’environnement bostonien est particulièrement bien restitué. L’interprétation de Mel Gibson, riche de mille nuances d’humanité brisée, porte le film.

L’étrangleur de Boston (Richard Fleischer, 1968)

Au début des années 60, la police de Boston chercher à retrouver un criminel qui étrangle des femmes.

Suremployé, le split-screen a tout d’un gadget fatigant. La narration ne privilégiant aucun point de vue, le spectateur ne sait pas vraiment pourquoi les auteurs se sont piqués de faire un film de ces faits divers monstrueux: l’adresse finale fait office de note d’intention plus que de conclusion. Heureusement, il y a Henry Fonda (le jeu de Tony Curtis est trop chargé).

Adieu mon salaud (The friends of Eddie Coyle, Peter Yates, 1973)

A Boston, un truand quinquagénaire impliqué dans un trafic d’armes veut éviter de retourner en prison…

Beau polar crépusculaire où la jolie lumière automnale s’accorde aux traits fatigués du héros magnifiquement interprété par Robert Mitchum. Son réalisme de détail (émouvante justesse de l’ancrage familial) compense le manque de souffle de la mise en scène qui peine à réaliser l’unité d’un récit foisonnant.