Dora Nelson (Mario Soldati, 1939)

Les producteur d’un film remplacent une vedette capricieuse par son sosie, ouvrière.

Version italienne du film de René Guissart tourné quatre ans auparavant d’après un scénario de Louis Verneuil. N’ayant pas vu le film français, je ne sais dans quelle mesure celui-ci en diffère. J’ai simplement noté que l’intrigue est bien agencée (à l’exception de la révélation finale destinée à sauvegarder la morale) et que le découpage, riche en mouvements d’appareils, est assez vif mais que la comédie est handicapée par une certaine pauvreté en gags et par la laideur empâtée de Carlo Ninchi. Assia Noris, elle, est mignonne dans un rôle à la Darrieux.

La porteuse de pain (Maurice Cloche, 1950)

Une femme condamnée à la prison à vie pour un meurtre qu’elle n’a pas commis s’évade et retrouve ses enfants 20 ans après leur séparation…

Mélodrame canonique s’il en est. Le problème est que Maurice Cloche dirige ça de façon pléonastique et ne se donne pas la peine de faire croire aux rocambolesques coïncidences de sa narration. A l’exception de la jolie Nicole Francis, les actrices surjouent ridiculement leurs personnages. Les acteurs sont parfois mal doublés (coproduction franco-italienne oblige). Heureusement, il y a Jean Tissier qui s’amuse et nous amuse. Rien que pour sa délectable composition de crapule incompétente, La porteuse de pain millésime 1950 vaut le coup d’oeil.