Elles ne pensent qu’à ça (Charlotte Dubreuil, 1994)

Une mère rejoint sa fille qui aurait fait une tentative de suicide et tente de résoudre ses problèmes conjugaux en lui faisant découvrir son hédonisme.

Compte tenu du titre et de l’auteur de la bande dessinée originale (Wolinski), je m’attendais à quelque chose de plus graveleux or le ton est en fait léger mais non exempt d’une certaine mélancolie: cette comédie assez molle et peu drôle tire son intérêt du respect du mystère du personnage central, qui résiste à toutes les réductions, y compris celle du happy-end de convention. Pas si mal.

La menace (Alain Corneau, 1977)

Un chauffeur de poids-lourds renverse une machination orchestrée contre sa maîtresse…

Polar qui met l’accent sur l’intrigue, diabolique. Même si le rythme manque parfois de tension, la narration -ici hégémonique- est bien menée. L’ironie pessimiste de la fin est d’une rare puissance. Ce n’est pas encore aussi maîtrisé que Série noire ou Le choix des armes mais on sent le style d’un talenteux auteur de polar entrain d’éclore.