Fantômes en fête (Scrooged, Richard Donner, 1988)

A Noël, un impitoyable patron de chaîne de télé qui produit une adaptation de Un chant de Noël est visité par les fantômes de ses associés…

La mise en abyme, le cabotinage de Bill Murray et la musique classieuse de Danny Elfman sont les principaux atouts de cette énième adaptation du conte moral de Charles Dickens. Anodin mais pas déplaisant.

Les grandes espérances (David Lean, 1946)

Un ancien forçat aide un jeune homme élevé par une marâtre à entrer dans la haute société anglaise qui lorsqu’il était enfant l’avait aidé à fuir la police.

L’image (composition des plans, éclairages…) est soignée. La mise en scène est irréprochable mais dénuée d’inspiration, académique. En fait, le problème des deux adaptations de Dickens par Lean, c’est qu’il n’y a justement pas de réflexion sur l’adaptation, c’est à dire le passage d’un medium à un autre. Les aberrations romanesques de Dickens sont difficilement acceptables à l’écran mais visiblement David Lean et les scénaristes s’en fichent. Ils se contentent d’illustrer. Reste un ou deux beaux moments, ceux notamment où apparait la toute  jeune Jean Simmons dont la grâce juvénile tranche d’avec la technique surranée des théâtreux anglais qui composent le reste de la distribution.