Sergil chez les filles (Jacques Daroy, 1952)

A Marseille, l’inspecteur Sergil enquête sur le meurtre de la femme de chambre d’un hôtel de passes.

Quelques prises de vue des rues autour de Notre-Dame de la Garde sont tout ce que l’on peut trouver de vaguement intéressant dans ce bas de panier de la série B franchouille où Daroy se montre certes moins nul que Dally. Même Paul Meurisse est sous-employé.

Cet homme est dangereux (Jean Sacha, 1953)

Un agent du FBI infiltre un réseaux de malfaiteurs qui opère en France.

L’intrigue est effroyablement compliquée mais la violence brutale, le montage vif et les cadrages relativement inventifs étonnent agréablement de la part du réalisateur du morne Fantômas. L’absence totale d’arrière-plan social comme de vraisemblance psychologique fait que cette série noire fonctionne uniquement en circuit fermé, le circuit des codes du polar; ce qui lui donne, malgré sa dureté, une dimension parodique et vaine qui préfigure James Bond. D’ailleurs, dans le genre cogneur macho buveur d’alcool fort, Eddie Constantine vaut bien Sean Connery. Et Jean Sacha s’avère ici plus talentueux que Terence Young ou Guy Hamilton.