La sultane de l’amour (René Le Somptier et Charles Burguet, 1919)

La fille d’un sultan est enlevée par un prétendant.

Fondant les studios de la Victorine, Louis Nalpas entreprit cette superproduction de prestige qui a fort mal vieilli. Malgré de jolies images éclairées en lumière naturelle et coloriées au pochoir, l’infirmité par rapport au cinéma hollywoodien est éclatante niveau clarté de la narration, intensité de l’action et beauté des actrices.

Blondine (Henri Mahé, 1945)

Après avoir épousé la fille d’un pêcheur, un prince est enlevé par une jalouse.

Une extraordinaire curiosité du cinéma de l’Occupation. Ancien décorateur de Abel Gance et grand ami de Louis-Ferdinand Céline, Henri Mahé intègre des acteurs à des dessins animés grâce à son « simplifilm ». Entre Méliès et Cocteau, sa féérie, réalisée entre 1943 et 1944, manque toutefois de la splendeur visuelle propre à sublimer un scénario inepte. Ce film de décorateur s’avère essentiellement décoratif et il y a de jolies images variées mais celles-ci manquent de vie, à l’exception de celles où Georges Marchal déploie ses talents acrobatiques.

Les 1001 nuits (Philippe de Broca, 1990)

A Bagdad, une jeune fille condamnée à mort par le sultan invoque un savant qui fut téléporté dans le Londres contemporain pour la sortir des périlleuses situations où elle est entraînée.

Une sympathique fantaisie qui ne se prend pas au sérieux mais dont le rythme et le dynamisme sont, surtout dans la première partie, entraînants. Au bout d’un moment, les péripéties se font répétitives et la ringardise des effets spéciaux lasse…Mais peu importe car, en 1990, Philippe de Broca avait toujours très bon goût en matière de femmes. Catherine Zeta-Jones, 19 ans, est à peu près sublime. Merci à lui de l’avoir lancée au cinéma.