La sorcière (The mystic, Tod Browning, 1925)

Un escroc utilise les talents d’un clan de forains pour duper de riches familles avec des numéros de medium.

Avec son jeu sur l’identification du spectateur lorsqu’il ménage le flou sur les motivations de son personnage principal, Tod Browning fait preuve d’un sens de la narration cinématographique qui préfigure Fritz Lang. Précise et tendue, la seule scène d’action est excellente. Quoique joliment filmée, la dernière séquence est de trop car elle diminue l’intégrité tragique de l’oeuvre. The mystic, à mi-chemin entre le mélo et le polar, n’en reste pas moins une des réussites de son auteur.