Du grabuge chez les veuves (Jacques Poitrenaud, 1964)

A la mort de son mari pharmacien, une jeune fille est contacté par des gens louches qui faisaient des affaires avec son époux.

Le scénario est astucieux en plus d’exploiter un aspect de l’histoire criminelle peu vu au cinéma (le trafic de pavot pendant la guerre d’Indochine), de Danielle Darrieux à Jean Rochefort en passant par Dany Carrel, les acteurs jouent bien leur partition et, le plus important, l’humour (noir) est suffisamment discret pour ne pas parasiter l’intérêt dramatique. Bref, Du grabuge chez les veuves est un divertissement tout à fait plaisant.

 

La petite vertu (Serge Korber, 1968)

Un jeune photographe tombe amoureuse d’une pickpocket sous la coupe d’un gangster.

L’histoire tirée d’un roman de James Hardley Chase était intéressante puisqu’elle montrait comment une voleuse ment par amour à son époux pour qu’ils vivent confortablement. Jacques Perrin est bon dans son emploi habituel de jeune gars candide. Malheureusement la mise en scène est globalement nulle. Le film s’appuient uniquement sur les dialogues d’Audiard. Ceux-ci sont amusants cinq minutes, surtout lorsqu’ils sont dits par Pierre Brasseur, mais on se désintéresse vite de personnages s’exprimant uniquement par des mots d’auteur. A noter un thème ravissant de Georges Delerue (mais on n’est pas obligé de se coltiner le film pour s’en délecter).