Cupidon photographique (I love Melvin, Don Weis, 1953)

A New-York, un photographe un peu raté travaillant à Look tombe amoureux de la fille d’un épicier qui rêve de devenir vedette.

Dans la lignée de Chantons sous la pluie (on retrouve Donald O’Connor et Debbie Reynolds qui y forment un couple fort sympathique), I love Melvin est une petite comédie musicale dynamique, fraîche et enjouée où Don Weis pose un regard tendre et amusé sur les rêves et ambitions de ses divers personnages.

Donnez-lui une chance (Give the girl a break, Stanley Donen, 1953)

Trois femmes postulent pour être la vedette d’un nouveau spectacle à Broadway.

Give the girl a break est un parfait petit musical de la MGM. La rigoureuse convention de l’intrigue est vivifiée par l’extrême dynamisme de la mise en scène. Voir entre autres l’allégresse quasi-ophulsienne des mouvements de caméra. La fraîcheur et l’inventivité des musicals du jeune Stanley Donen (il n’avait pas trente ans) font de ceux-ci les films les plus proches de l’esprit de la Nouvelle Vague parmi ceux tournés au sein du Hollywood de l’âge d’or.

Au revoir Charlie (Vincente Minnelli, 1964)

Un scénariste mufle se fait assassiner par un producteur jaloux d’une de ses conquêtes. Il se réincarne en superbe blonde…

Cette comédie satirique réalisée à la Fox fait plus penser à du Wilder qu’à du Minnelli période MGM. Ce n’est malheureusement pas très réussi. L’idée de départ est riche de potentiels mais est mal développée. Le scénario manque de péripéties, de gags, d’idées. Et le film dure pourtant près de deux heures…Son rythme est du coup assez lent. De plus, le cinémascope semble -une fois n’est pas coutume- anesthésier la mise en scène de Minnelli. Blake Edwards sera plus inspiré trente ans plus tard lorsqu’il dirigera le quasi-remake qu’est Dans la peau d’une blonde. Reste Tony Curtis et Debbie Reynolds qui forment un sympathique duo.

Les pièges de Broadway (The rat race, Robert Mulligan, 1960)

Ce deuxième film de Robert Mulligan n’est certainement pas son plus réussi. Le scénario n’est n’est pas très fin dans sa démonstration du « New-York, c’est la jungle pour les âmes pures venues de la province ». La mise en scène est assez statique, la dramaturgie évolue principalement via de longs dialogues -souvent justes- filmés en champ-contrechamp. Malgré cela, le film se suit avec plaisir grâce surtout à l’excellent duo de comédiens, Tony Curtis et Debbie Reynolds, dont les personnages sont très attachants. Un joli film.