L’un des nôtres (Let him go, Thomas Bezucha, 2020)

Après le décès accidentel de leur fils, un policier à la retraite et son épouse quittent leur ranch pour arracher leur petit-fils des griffes de sa nouvelle belle-famille.

Il y a un peu deux films en un. D’abord, l’histoire d’un beau couple vieillissant formé par Kevin Costner et Diane Lane, avec ses souvenirs amers et sa tendre tolérance pour les petits vices de l’autre, racontée dans des paysages grandioses et magnifiquement filmés avec un rythme apaisé mais qui ne dédaigne ni l’ellipse ni la suggestion. Toutes qualités classiques qui font de Thomas Bezucha un digne héritier de Clint Eastwood. En revanche, ce qui a trait à l’opposition westernienne contre la deuxième famille peine à convaincre car ces méchants manquent de motivation crédible et le cabotinage de Lesley Manville fait tomber leurs scènes dans le grand-guignol.

Ladies and gentlemen, the fabulous Stains (Lou Adler, 1981)

Leur mère décédée, deux adolescentes et leur cousine embarquent dans le bus de tournée de rockers de passage dans leur ville et fondent leur propre groupe.

Diane Lane en bas-résille à 16 ans vaut le coup d’oeil mais le récit manque de réalisme donc le propos démystificateur, quoique pertinent, tombe à côté de la plaque.

The big town (Harold Becker et Ben Bolt, 1987)

Dans les années 50, un jeune homme arrive à Chicago pour faire fortune en exploitant son talent de lanceur de dés.

Ce néo-noir se singularise en ceci qu’il montre une éducation sentimentale et morale plus qu’une descente dans les enfers de la criminalité. La recréation chiadée des années 50, la chouette B.O, la très sympathique idée de faire du couple deux passionnés de rock&roll s’étant rencontrés dans un magasin de disques, le joli personnage de la mère célibataire, un certain sens visuel et les seins dévoilés de la sublime Diane Lane permettent de passer un agréable moment.

I love you, je t’aime (A little romance, George Roy Hill, 1979)

A Paris, deux enfants surdoués, la fille d’une riche Américaine et le fils d’un chauffeur de taxi, tombent amoureux…

Adaptation du best-seller E=Mc² mon amour. En dépit de personnages secondaires affreusement caricaturaux, la première partie est pas mal, contenant son lot de scènes drôles ou justes et illuminée par la fraîcheur de la jeune Diane Lane aussi bien que par le lyrisme de Georges Delerue. Cela fait penser à du Truffaut hollywoodianisé. La suite, envahie par le cabotinage de Laurence Olivier, donne l’impression que les auteurs se sont réfugiés dans la fantaisie en toc pour éviter de traiter franchement leur sujet. Le plan-climax du baiser est tout de même touchant par sa sobriété.

Les rues de feu (Walter Hill, 1984)

Lorsqu’une chanteuse se fait enlever par un gang de motards, une de ses fans fait appel à son frère, vétéran du Viêt-Nam et ancien amant de la vedette, pour qu’il aille la délivrer…

L’idée globale est de revitaliser ces archétypes en les filmant comme dans un vidéo-clip, forme qui connaissait alors son heure de gloire. Pourquoi pas? C’est grave putassier mais ça envoie du lourd grâce aux chansons de Jim Steinman et à la fraîcheur des jeunes interprètes, en particulier la ravissante Diane Lane (parce qu’il a pécho une meuf de cet acabit, Christophe Lambert mérite un minimum de respect).