Home sweet home (D.W Griffith, 1914)

Brève évocation de la vie de John Howard Payne suivie de trois histoires où sa célèbre chanson, « Home, sweet home », a influencé des gens.

Un des premiers longs-métrages de Griffith. C’est une succession de sketches reliés par un même thème et au service d’une même morale lourdement assenée mais dont les registres sont très variés: comédie de remariage, mélodrame, drame bourgeois. La multiplicité des personnages permet de passer en revue presque tous les acteurs révélés par le maître, en premier lieu la sublime Lilian Gish. On note dans chacun des sketches la pertinente utilisation du montage parallèle et, dans le sketch mélodramatique, une dramatisation des regards et des échelles de plan: un style est entrain d’éclore, qui transfigure des bases théâtrales pour inventer le cinéma. Presque dénué de la fraîcheur réaliste et de la dimension mythique des meilleurs films de Griffith, Home sweet home est intéressant comme un fossile.

Le grand National (National Velvet, Clarence Brown, 1944)

Une petite fille se met en tête de gagner la course hippique du grand National…

Ce film édifiant et longuet ne raconte finalement pas grand-chose. Il est difficile de comprendre l’amour démesuré de la gamine pour son canasson. Heureusement, il y a la splendeur des images en Technicolor (paysages verdoyants, robe orangée du cheval) et, aussi, une bonne scène de course.