Whisky à gogo! (Alexander Mackendrick, 1949)

Pendant la seconde guerre mondiale, les habitants d’un village écossais récupèrent clandestinement la cargaison de whisky d’un navire échoué…

A force de mesure dans l’exécution et de bridage dans l’hypothétique inspiration comique, cette soi-disant comédie ne m’a pas pas décroché un seul sourire. Ce style très terne n’empêche d’ailleurs pas plusieurs comédiens d’être caricaturaux et la musique ringarde de surligner ce qu’elle est censée exprimer. Enfin, la prééminence du montage sur le découpage et l’abondance des plans rapprochés dans les séquences de groupe diminuent la présence de la communauté tel qu’on aurait pu la ressentir si Whisky à gogo! avait été réalisé par un John Ford.

Noblesse oblige (Kind Hearts and Coronets, Robert Hamer, 1949)

Pour hériter d’un titre de noblesse, un homme assassine différents membres de sa famille.

Un très mauvais film. L’intérêt du récit est complètement annihilé par une vision impertubablement cynique qui réduit le personnage à un pantin. Le film est complètement dénué de sentiments, sentiments qui sortiraient Noblesse oblige de ses rails, de son finalement très conformiste anti-conformisme. De plus, l’absence de gags dignes de ce nom alors que le film est censé être une comédie, la mise en scène désespérément statique achèvent de le rendre insupportablement ennuyeux. Reste la performance d’Alec Guinness interprétant huit personnages différents mais ça n’est justement qu’une performance et la différence entre le cinéma et le sport, c’est qu’au cinéma on se fiche éperdument des performances en tant que telles. Partie intégrante d’un ensemble complètement guindé, l’interprétation de Guinness n’apporte pas le semblant de vie qui fait cruellement défaut à Noblesse oblige donc elle n’a finalement aucune importance.