La tête dans le sac (Gérard Lauzier, 1984)

Un riche publicitaire parisien qui vient d’avoir 50 ans s’entiche d’une jeune fille délurée…

Comédie de moeurs assez sinistre de par ses couleurs glaciales et le cynisme mou qui résulte de son récit. Quelques notations sociologiques de Lauzier sont bien senties et préfigurent parfois Houellebecq mais une paresse certaine de l’écriture résout conventionnellement les contradictions internes de l’intrigue plutôt que de les développer dans une véritable confrontation dialectique. Le mordant satirique de l’oeuvre s’en trouve émoussé. Après Les Diplômés du dernier rang et avant P.R.O.F.S, le jeune Patrick Bruel, en parfaite tête à claque, rappelle quel savoureux acteur comique il aurait pu devenir. Fanny Bastien est très jolie.

Poussière d’ange (Edouard Niermans, 1986)

Un flic largué par sa femme s’attache à une jeune paumée et enquête sur une série de meurtres de notables.

Sans être exceptionnel, Poussière d’ange est un bon polar à la française. Le scénario contient quelques coïncidences faciles mais l’ambiance techno-poisseuse (excellente B.O. qui fleure bon les années 80) est assez réussie et le tout est rehaussé par l’excellente prestation de Bernard Giraudeau en flic au fond du trou.