Tire-au-flanc (Jean Renoir, 1928)

Un jeune bourgeois et son domestique font leur service militaire…

Différence entre les classes sociales et universalité du désir sont filmées avec justesse et ironie dans un début et une fin typiquement renoiriennes. Le reste, à savoir une heure de comique troupier muet, est tout à fait ennuyeux.

Enlevez-moi (Léonce Perret, 1933)

Un homme qui croit refiler sa maîtresse à un ami lui refile en fait sa soeur.

La désuétude de cette opérette n’empêche pas une certaine liberté de ton. Il y a de la fantaisie mais le travail de Léonce Perret est routinier.   Le surjeu des comédiens et les facilités de l’intrigue empêchent toute forme de vraisemblance mais Arletty jeune (et jolie) est déjà remarquable. Comme le montre le final où l’équipe technique est filmée, personne n’est dupe dans cette entreprise. Enlevez-moi n’est pas franchement nul mais sa portée est tout de même limitée.

Macadam (Marcel Blistène, 1946)

Un voyou sanguinaire s’installe dans un bouge dont il a autrefois connu la tenancière…

Jacques Feyder à la direction artistique, la sympathique gouaille de Françoise Rosay, la présence du jeune Paul Meurisse ainsi que de la trop rare Andrée Clément et le dénouement immoral ne compensent ni la grossière accumulation de poncifs qui tient lieu de scénario ni la parfaite nullité de la mise en scène.