La fiancée des ténèbres (Serge de Poligny, 1945)

A Carcassone, un compositeur tombe amoureux de la fille adoptive du dernier évêque cathare.

Pour évoquer le mystère de la métempsycose, l’onirisme du voyage dans un espace-temps alternatif et l’horreur d’un culte satanique, il eût fallu un Jacques Tourneur mais c’est Serge de Poligny qui fut choisi. L’ambition était louable mais le résultat est confus et mièvre, confirmant l’infériorité du cinéma français par rapport au cinéma américain en matière de fantastique.

Chotard et Cie (Jean Renoir, 1933)

Un épicier se réconcilie avec son gendre poète lorsque celui-ci obtient le prix Goncourt…

Pour réussir l’adaptation de la pièce de Roger Ferdinand, il aurait fallu que Jean Renoir soit libre de la réécrire. L’écrivain originel s’étant chargé lui-même du scénario, le récit est à l’image des dialogues: d’une consternante platitude. Charpin reprend le rôle qu’il a créé sur scène et joue comme au théâtre: de façon extrêmement caricaturale. Les autres acteurs sont médiocres. Renoir s’occupe comme il peut: il enrobe ces âneries même pas drôles avec des mouvements d’appareil compliqués.