Un homme pas comme les autres (Trouble along the way, Michael Curtiz, 1953)

Pour sauver son université de la faillite, un curé embauche un entraîneur de football américain au passé prestigieux. Celui-ci accepte avec d’autant plus d’empressement que, en plein conflit avec son ex-femme pour la garde de sa fille, il veut montrer sa bonne moralité.

Le comportement de l’épouse, trop diabolisée, manque de cohérence et ce qui y a trait constitue la faiblesse d’un récit particulièrement varié dans ses enjeux dramatiques et mené avec tact et fluidité. La relation entre le personnage de John Wayne et sa fille n’y manque pas de tendresse et surprend au regard de l’image de l’acteur.

La vie facile (Jacques Tourneur, 1949)

Une vedette de football américain marié à une femme ambitieuse apprend qu’il est gravement malade.

La matière aurait pu être celle d’un mélodrame flamboyant mais la sobriété du style rend le film très classique, presque terne. Il présente toutefois une critique assez fine et lucide de la société américaine. La vie facile est un film intéressant et plutôt réussi, qui, sans figurer parmi les chefs d’oeuvre de Tourneur, gagnerait à être redécouvert.