Wild company (Leo McCarey, 1930)

Un fils à papa frise la délinquance en fréquentant la poule d’un gangster ennemi de son père.

Film à thèse que la surabondance de parlotte rend d’autant plus assommant. On note que l’attention est portée aux rapports entre le père et son fils: pour être très mineur, Wild company n’en demeure pas moins un film de Leo McCarey.

The Brat (John Ford, 1931)

Un écrivain invite une jeune actrice au chômage dans sa riche famille afin d' »étudier son comportement »…

Comédie théâtrale un brin convenue mais vivifiée par les amusantes gesticulations de Sally O’Neil. Le début dans le tribunal, avec un juge débonnaire, des cadrages sophistiqués hérités du muet et Ward Bond en guise de figurant, est ce que The Brat contient de plus fordien.

Hommes sans femmes (John Ford, 1930)

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Pendant une manœuvre, un sous-marin coule…

Première collaboration de John Ford avec Dudley Nichols. Le schéma dramatique annonce celui de La chevauchée fantastique et La patrouille perdue: la plus cruelle adversité révèle la nature d’un petit groupe de personnages forcé de cohabiter. En dehors du sacrifice final et de ce qu’il implique, l’artifice de la construction n’est guère apparent: le déroulement naturel et implacable des conséquences de l’accident reste privilégié au petit théâtre psychologique. De plus, le film contient une magnifique introduction où la caméra se balade dans les bouges. La longueur des plans, l’oeil de Ford et le flou narratif font de cette parenthèse joyeuse et sordide un sommet d’immersion. Vu d’aujourd’hui, l’imprécision des débuts du parlant (Men without women est un film littéralement à moitié parlant) peut apparaître comme très moderne…Enfin, on notera que le dénouement, digne, tristement ironique et éminemment fordien, questionne l’héroïsme bien avant L’homme qui tua liberty Valance. Beau film.