Le père Goriot (Jacques de Baroncelli, 1921)

Un vieil homme dilapide ses économies pour ses filles coquettes.

Après la découverte de Nène, j’ai encore une fois été frappé par la beauté dépouillée des images de Baroncelli. Le classicisme impeccable de sa facture n’empêche pas la vibration émotionnelle grâce à de bons acteurs et à la vérité des gestes violents (la force brutale de Vautrin est superbement restituée lors de son arrestation). Sans être aussi puissamment lyrique que le chef d’oeuvre de Balzac, Le père Goriot version Baroncelli en est une digne adaptation.

Arsène Lupin détective (Henri Diamant-Berger, 1937)

Sous couvert de son agence de détectives, Arsène Lupin enquête sur un suicide douteux.

La distribution et l’intrigue auraient pu donner lieu à une virevoltante comédie policière mais la narration filandreuse et la mise en scène sans énergie permettent encore une fois de mesurer l’abîme qualitatif qui sépare le divertissement français moyen du divertissement hollywoodien moyen. Navrant.

Le coupable (Raymond Bernard, 1937)

Un avocat général qui a mis une fleuriste enceinte avant de partir à la guerre retrouve son fils naturel 20 ans plus tard sur le banc des accusés…

Le formalisme baroque de la mise en scène (éclairages hyper-sombres, cadrages inclinés, mouvements d’appareil…) s’avère en définitive stérile car il ne subvertit pas la mièvrerie d’un récit mélodramatique qui en reste au niveau de l’anecdote (celle-ci particulièrement improbable).