La gitane (Philippe de Broca, 1983)

Un banquier voit sa vie bouleversée par la jolie gitane qui a volé sa voiture.

Il y a des hauts et des bas dans l’oeuvre de Philippe de Broca. La gitane est un bas. Il est difficile de passer outre Valérie Kaprisky en gitane, le folklore de pacotille, les seconds rôles réduits à des caricatures, l’indigence des quelques gags. Que reste t-il alors ? Reste le style du cinéaste. C’est à dire l’élégante vivacité de la narration. C’est à dire aussi un ou deux jolis moments dans lesquelles l’aventure fait naître chez ceux qui la vivent la nostalgie d’une jeunesse révolue. C’est peu et c’est beaucoup.

L’ardente gitane (Hot blood, Nicholas Ray, 1956)

Dans une grande ville américaine, le chef d’un clan gitan souhaite que son jeune frère lui succède. Il arrange un mariage avec une belle gitane mais le jeune frère n’est pas très attaché aux traditions de son clan…

L’ardente gitane, c’est surtout une orgie plastique, un Scope-couleur éclatant, une mise en scène baroque qui lorgne vers la comédie musicale sans s’y abandonner vraiment (à la manière de Traquenard du même Nicholas Ray). Le film part d’un folklore très kitsch, celui des gitans vus par Hollywood, pour arriver à l’histoire d’un jeune homme qui se fritte avec avec sa famille, avec ses traditions par soif de vivre indvidualiste. C’est donc, au fond, typiquement rayien.  Plusieurs séquences de blabla redondantes alourdissent la narration et le film n’est tout compte fait qu’à demi-réussi mais il satisfera les amateurs de son auteur.