Les belles années (Cuore, Luigi Comencini, 1985)

1915: au moment de partir au front, des anciens camarades de classe se retrouvent.

Comme plusieurs films de Luigi Comencini, Cuore est un mini-feuilleton qui a été raccourci pour une exploitation en salles. C’est de la version télévisée que je vais parler ici. L’œuvre se présente comme une succession de flashbacks déclenchés par les retrouvailles d’un soldat italien avec d’autres appelés qu’il a connus sur les bancs de l’école. Ce sont des saynètes très justes, Comencini sachant mieux qu’aucun autre cinéaste faire ressentir la nostalgie de l’enfance sans sombrer dans la niaiserie. Au final, la guerre fait ressentir cruellement la perte du paradis perdu de l’enfance. C’est cette confrontation qui fait le sel de Cuore. Les films muets montrés à chaque épisode prennent trop de place et leur volonté édifiante est un peu trop signifiée. C’est le seul reproche que je peux faire à ce petit bijou de sensibilité qu’est Cuore.