Comme un oiseau sur la branche (John Badham, 1990)

Dans une station-service, une avocate retrouve son amant de jeunesse qu’elle croyait décédé dans un accident mais qui avait en fait changé d’identité dans le cadre du programme fédéral de protection des témoins.

C’est le début d’une série de courses-poursuites avec des tueurs de la Mafia. Les prétextes narratifs sont légers et invraisemblables mais peu importe tant le rythme est enlevé, les scènes d’action allègrement menées (le dénouement dans le zoo est digne de John McTiernan) et le couple Mel Gibson/Goldie Hawn sympathique. Dernier point capital car Comme un oiseau sur la branche est autant un film d’action qu’une comédie de remariage. A noter que Goldie Hawn avait dix ans de plus que son partenaire mais que ça ne se voit pas du tout tant elle avait gardé un corps sublime.

Shampoo (Hal Ashby, 1975)


Les histoires d’un coiffeur qui tente de concilier ascension professionnelle et parties fines avec ses clientes. Ben oui, le coiffeur c’est Warren Beatty. Film mineur de Hal Ashby, Shampoo se suit sans passion mais agréablement grâce à une sympathique galeries d’actrices (je retiens Carrie Fisher dans ce qui était son premier rôle au cinéma, juste avant La guerre des étoiles). Le sexe à tout va est montré comme moyen de subversion (il faut voir le foutoir que le coiffeur met dans la bonne société en couchant avec toutes les femmes des notables), de force progressiste mais aussi comme marque d’immaturité qui empêche d’avancer, de construire. Le temps des illusions est révolu, une certaine nostalgie irrigue le film en filigrane, alimentée par une bande-son qui fait la part belle aux grands groupes de pop de la décennie précédente (Beatles, Beach boys…).