Les sous-doués en vacances (Claude Zidi, 1982)

Après le bac, Bébel part dans le Sud rejoindre son amoureuse enlevée par un producteur de musique.

Rares sont les comédies françaises à ne s’appuyer ni sur la satire (tendance Splendid) ni sur l’observation des moeurs (tendance Pascal Thomas) ni sur la démagogie  moralisatrice (tendance contemporaine) mais à viser la loufoquerie pure. C’est justement le cas des Sous-doués en vacances et la cible est atteinte grâce à une avalanche de gags divers et variés dont le nombre gigantesque, déroulé sur un rythme endiablé, permet à la comédie de faire souvent mouche: le spectateur rit très souvent donc le film est une réussite rare. Si tous ces gags ne se distinguent certes pas par leur élévation d’inspiration, ils témoignent d’une invention concrète et comique qui font de Claude Zidi et de son co-scénariste le mac-mahonien Michel Fabre d’authentiques burlesques français, aux antipodes du maniérisme mort-né de Tati et Etaix. La fantaisie dadaïste de la scène du requin en plastique est digne d’un Toi c’est moi. Le jeune Daniel Auteuil, acteur comique formidable car n’ayant jamais peur du ridicule, est aussi pour beaucoup dans cette réussite.