Le matin de la famille Osone (Keisuke Kinoshita, 1946)

La vie d’une famille japonaise, avec son oncle militariste et ses enfants quasi-pacifistes, pendant les deux dernières années de la seconde guerre mondiale.

Morne (le décor ne varie guère) et académique (toujours ces gros plans mécaniques sur les visages déformés de comédiennes appuyer l’émotion).

Derniers chrysanthèmes (Mikio Naruse, 1954)

Après la guerre, des geishas vieillissantes tentent de joindre les deux bouts…

Le très austère traitement de Naruse (l’image est une des plus grises jamais vues au cinéma) en rajoute un max dans le côté sinistre de ce film essentiellement constitué de scènes où des bonnes femmes moches (Hideko Takamine manque cruellement!) parlent de sujets sordides (prêts d’argent, veulerie des hommes…) dans des intérieurs vides. Il n’y a que la fin qui introduise un peu de gaieté donc de nuance donc de vie. Derniers chrysanthèmes ne vous fera pas aimer Naruse.