Les enfants dans le vent (Hiroshi Shimizu, 1937)

Leur père arrêté pour délit financier, deux enfants sont envoyés chez leur oncle…

Hiroshi Shimizu filme les enfants avec une justesse rare car il reste toujours à leur hauteur. On pense à Luigi Comencini ou Shinji Somaï. A la façon de ses glorieux successeurs, le cinéaste ne s’intéresse pas véritablement au drame du père licencié et arrêté mais d’abord aux conséquences de ces événements sur sa progéniture. La mise en scène repose sur la fraîcheur des jeunes interprètes et la précision des cadrages, souvent symétriques. Séquence sublime où les deux frères fuguent en pleine nuit en suivant les étoiles parce que, « papa se trouve peut-être au bout ». Une petite réserve: un peu plus long que d’autres films de l’auteur, Les enfants dans le vent paraît parfois étiré d’autant que son intrigue n’est, comme souvent chez Shimizu, pas très étoffée.