Baruch (Ewald André Dupont, 1923)

Au grand dam de sa famille, le fils d’un rabbin s’en va à Vienne pour devenir acteur…

Le récit est cousu de fil blanc mais il y a de jolies images de folklore juif et Ernst Deutsch qui joue le rôle-titre est d’une beauté telle qu’on se demande pourquoi il n’est pas devenu une star de premier plan.

Les Filles de Kohlhiesel (Ernst Lubitsch, 1920)

Dans un village de Bavière, un homme amoureux d’une jeune fille se heurte au refus du père qui veut d’abord marier son aînée, une irascible vieille fille.

Les Filles de Kohlhiesel est une farce bavaroise à la mise en scène évidemment plus grossière que celle des films que le réalisateur tournera par la suite. Cependant, la morale est déja parfaitement lubitschienne: c’est l’entente sexuelle qui fait le couple. On regrettera qu’il soit difficile de distinguer la jolie fille de la vieille fille, les deux soeurs étant jouées par la même actrice: une grosse Allemande. Le film est simple, concis, le comique repose sur l’absurdité des actions entreprises par le personnage principal pour conquérir sa dulcinée. Bref, le film est modeste mais réussi (même si la résolution de l’intrigue est quelque peu facile).