Pain et chocolat (Franco Brusati, 1974)

En Suisse, les déboires d’un travailleur italien, éloigné de sa famille pour lui offrir une vie meilleure.

Parce qu’il est présenté avec beaucoup de finesse et de sensibilité, le contexte original, pour une comédie italienne, du travail immigré, contribue grandement à l’excellence d’une première partie originale et touchante. Cependant, le récit se délite ensuite et le rythme de plusieurs séquences manque de nerf. Nino Manfredi, excellent, et le découpage parfois inventif (le travelling sur l’abattoir!) assurent quand même un certain liant.

Gretchen the Greenhorn (Chester M. Franklin & Sidney A. Franklin, 1916)

Une jeune Hollandaise rejoint son père émigré à New-York…

L’exposition montre dignement divers individus formant le fameux « melting-pot » américain et la vie dans un quartier populaire au début du siècle donne lieu à des scènes émouvantes de précision (la mère qui envoie son fils mendier chez les voisins). A partir du moment où un ingrédient policier est introduit dans le récit, Gretchen the Greenhorn se fait plus conventionnel et artificiel. Néanmoins, le dynamisme des poursuites et le suspense entretenu par un complexe montage parallèle donnent une belle idée du niveau moyen de qualité du tout-venant de la Triangle (ce dont ce véhicule pour Dorothy Gish semble relever).

A Lady Without Passport (Joseph H.Lewis, 1950)

Série B sur le démantèlement d’une filière d’immigration clandestine. Intéressant cas de conscience de l’inspecteur qui s’attache à une Hongroise qui veut immigrer. Rapidité de la narration grâce à l’efficacité des plans-séquences de Lewis mais tout ça manque d’action, de nervosité. Par exemple, la poursuite des avions est assez ridicule. Le principal intérêt du film est en fait Hedy Lamarr, superbissime, comme d’habitude.