L’amour chante et danse (Holiday inn, Mark Sandrich, 1942)

Un chanteur que sa fiancée à quitté pour son collègue danseur quitte le show-business et ouvre une auberge dans le Connecticut.

C’est de la façon la plus stupide que la cohabitation des deux stars a été gérée: prétexté par chaque jour férié de l’année (les « holidays » du titre), un numéro de chant succède à un numéro de danse. Cela rend évidemment la narration très programmatique. On se doute bien que le récit est le cadet des soucis des fabricants de L’amour chante et danse mais j’ai connu des comédies musicales qui déroulaient moins laborieusement leur conventionnelle intrigue. Heureusement, Fred Astaire danse, Bing Crosby est suave et la direction artistique de la Paramount tranche plaisamment d’avec l’aridité visuelle de la RKO. Mais quand même, gare au diabète!

La folle parade (Alexander’s Ragtime Band, Henry King, 1938)

Du début des années 10 au mitan des années 30, l’histoire d’un groupe de ragtime créé par une jeune homme de la « bonne société ».

Une grande partie du film est consacrée à des interprétations de chansons d’Irving Berlin. Même si le texte de la chanson est souvent en rapport avec ce que vivent les personnages, cela ralentit la narration et atténue l’intensité dramatique. Néanmoins, aussi conventionnelle qu’elles puissent être, les péripéties du scénario sont mise en scène avec justesse et conviction, notamment grâce à l’excellence des trois acteurs principaux: Tyrone Power, Don Ameche et Alicia Faye.