Artistes et modèles (Raoul Walsh, 1937)

La petite amie d’un publicitaire séduit le commanditaire de son fiancé pour être la vedette de sa nouvelle campagne.

La rayonnante splendeur de Ida Lupino à vingt ans et des numéros musicaux et dansants qui montrent la tranquille suprématie de Hollywood en matière de divertissement spectaculaire sont les principaux atouts de cette sympathique comédie où les femmes mènent les hommes par le bout du nez pour concrétiser leurs ambitions. Sans être génial, Artistes et modèles est un des rares bons films de Raoul Walsh tournés dans les années 30.

Horn blows at midnight (Raoul Walsh, 1945)


Un trompettiste rêve qu’il est Athanael, l’ange envoyé par Saint Pierre pour souffler la trompette de l’Apocalypse. Deux anges déchus gagnés aux plaisirs terrestres vont tenter de l’en empêcher…
Comme son synopsis l’indique, Horn blows at midnight est un film assez idiot. Cependant la rigueur classique du style évite l’ennuyeuse auto-complaisance dans le délire. Dans l’ensemble, le film, aussi ahurissante que puisse être sa trame, est bien mené. Le rythme est soutenu tandis que l’inventivité de la mise en scène est stimulée par les gags burlesques. La réputation calamiteuse du film dont l’échec a signé l’arrêt de la carrière cinématographique de Jack Benny qui est un comique célèbre outre-atlantique, est donc largement exagérée. Alors que l’on aurait pu s’attendre à une curiosité dont l’intérêt se serait limité à l’argument de base, Horn blows at midnight est un film sympathique grâce à la facture Warner et au métier de Raoul Walsh en particulier.