L’Écrin de l’ombre (The shadow box, Paul Newman, 1980)

Dans une clinique, trois personnes condamnées, rejointes par leurs familles, acceptent de répondre à des questions devant une caméra.

L’humilité de la mise en scène de Paul Newman efface l’origine théâtrale de son script pour atteindre à une vérité universelle sur la mort, la vie, la famille, l’amour…Ce qui aurait pu n’être qu’un exercice abstrait de dramaturge sur des thèmes majuscules se révèle vibrant de justesse et de sensibilité grâce, notamment, à des acteurs parfaits et à un ton qui, tantôt drôle, tantôt sentimental, tantôt amer, tantôt allègre (la danse improvisée), n’est jamais plombant malgré l’extrême gravité du sujet: c’est le récit d’un consentement (à l’inéluctable) qui nous est narré.