La comédie du bonheur (Marcel L’Herbier, 1940)

Un riche héritier évadé de l’asile où l’avait mis sa famille en raison de ses pulsions philanthropiques paye des comédiens pour faire croire à des jeunes gens malheureux qu’ils sont aimés.

La luxuriance des décors, signe distinctif de Marcel L’Herbier, n’a d’égale que l’ennuyeux statisme du déroulement d’une intrigue d’ailleurs pleine de poncifs. La comédie du bonheur, comédie pas drôle et vaguement pirandellienne, dispense cependant un plaisir rare: celui de revoir, dans un second rôle, Jacqueline Delubac.

Le baron fantôme (Serge de Poligny, 1942)

Sous la Restauration, une jeune comtesse et la fille de sa nourrice s’installent dans le château de leur grand-oncle décédé où il ne reste plus qu’un domestique et son fils….

Le scénario passablement fumeux manque de fermeté dramatique mais Serge de Poligny a un certain talent visuel pour mettre en valeur son folklore à base de trésor caché et de jeunes filles somnambules (un an avant Tourneur de l’autre côté de l’Atlantique).