Mon oncle de Passy (Maurice Mariaud, 1925)

Un clochard ayant, par chance, récupéré la situation d’un milliardaire suicidaire se voit soumis chantage par son ancien compagnon de refuge.

L’interprétation sobre mais expressive de René Navarre dans le rôle principal et le soin apporté à la mise en scène (notamment dans les éclairages) réhaussent l’intérêt de cette fable démagogique vaguement influencée par Chaplin (Une vie de chien est cité).

Enlevez-moi (Léonce Perret, 1933)

Un homme qui croit refiler sa maîtresse à un ami lui refile en fait sa soeur.

La désuétude de cette opérette n’empêche pas une certaine liberté de ton. Il y a de la fantaisie mais le travail de Léonce Perret est routinier.   Le surjeu des comédiens et les facilités de l’intrigue empêchent toute forme de vraisemblance mais Arletty jeune (et jolie) est déjà remarquable. Comme le montre le final où l’équipe technique est filmée, personne n’est dupe dans cette entreprise. Enlevez-moi n’est pas franchement nul mais sa portée est tout de même limitée.