Finis terrae (Jean Epstein, 1929)

Près de Ouessant, un village se mobilise pour sauver un pêcheur de goémon atteint d’un panaris coincé sur une île…

Comme le montre la longueur des séquences consacrées au travail des goémonniers, il y a clairement une intention documentaire derrière Finis terrae. La peinture de cette communauté archaïque qui vit entre la mer et ses morts est d’ailleurs ce qu’il y a de plus beau dans le film.  C’est lorsque Jean Epstein tente d’introduire de la fiction dans son film qu’il est moins convaincant. La maigreur du scénario et la convention des quelques péripéties font que le drame reste très schématique et donc peu passionnant. De plus, les comédiens amateurs du cru ne simulent pas très bien les émotions que le réalisateur leur demande de simuler. On ne peut leur en vouloir, ce n’est pas leur métier. Cette tentative de Flaherty à la française est donc intéressante mais inaboutie.