Le plus vieux métier du monde (Claude Autant-Lara, Mauro Bolognini, Philippe de Broca, Franco Indovina, Michael Pfleghar et Jean-Luc Godard, 1967)

A la Préhistoire, dans l’Antiquité romaine, pendant la Révolution française, à la Belle époque, de nos jours et dans le futur, l’histoire de la prostitution vue à travers six sketches.

Ça va du très nul (la Préhistoire selon Franco Indovina) jusqu’au pas mal (la Révolution française par de Broca ou la Belle-époque par Michael Pfleghar) en passant par le bellement improbable (l’anticipation de Jean-Luc Godard dans la droite lignée de Alphaville).

Paul (Diourka Medveczky, 1969)

Un jeune bourgeois rejoint une communauté de hippies.

La désolante apathie de l’ensemble des acteurs accroît l’ennui inhérent à ce genre de pochade poético-anarchisto-surréaliste qui a fait long feu. On notera tout de même ici une certaine noirceur, un certain pessimisme dans la vision de l’utopie ainsi qu’un sens visuel prononcé.

Détective (Jean-Luc Godard, 1985)

Saboter son intrigue, briser la continuité des séquences, user des écrans noir, désynchroniser le son…ça pouvait passer pour de l’inventivité dans les films pop des années 60, des films qui en dépit de ces artifices de petit malin, respiraient l’envie et l’amour du cinéma. Vingt ans après, ce ne sont que les tics auto-complaisants d’un génie fâné, plus intéressant lors de ses apparitions médiatiques que lorsqu’il réalise des films.