Casabianca (Georges Péclès, 1951)

En 1943, le sous-marin Casabianca est chargé d’aider les maquisards corses à se soulever.

Comme j’aurais aimé aimer ce film, rare représentant du cinéma patriotique français de sous-marin, mais comme c’est mauvais! Interprétation approximative, mise en scène toute molle, élusion, au profit d’un unanimisme de pure convention (risible scène du défilé des partisans), des conflits Anglais vs Français, Français libres vs ORA ou Résistance vs Alger, qui auraient pu enrichir la dramaturgie d’un récit plat et particulièrement mal construit. Et je ne parle même pas de la trahison historique qui consiste à oublier le rôle de l’armée italienne, tout juste retournée par Badoglio, dans la libération de l’île de beauté car qu’aurait importé une telle omission si le film avait été bon.

Bagarres (Henri Calef, 1948)

Après avoir fui deux prétendants, une femme se fait embaucher dans une ferme et séduit le maître de maison.

Bagarres cristallise ce que François Truffaut fustigeait à juste titre dans « une certaine tendance du cinéma français »: déroulement programmatique d’un récit sans vie, épaisseur du trait provoquée par l’artifice de l’écriture et la fausseté des théâtreux, dialogues prétentieux mais ineptes et laideur des sentiments trop généralisée pour être honnête.