Détective (Jean-Luc Godard, 1985)

Saboter son intrigue, briser la continuité des séquences, user des écrans noir, désynchroniser le son…ça pouvait passer pour de l’inventivité dans les films pop des années 60, des films qui en dépit de ces artifices de petit malin, respiraient l’envie et l’amour du cinéma. Vingt ans après, ce ne sont que les tics auto-complaisants d’un génie fâné, plus intéressant lors de ses apparitions médiatiques que lorsqu’il réalise des films.