… à la campagne (Manuel Poirier, 1995)

Dans un village de l’Eure, un célibataire tombe amoureux d’une jeune femme sortie de prison.

S’il y a bien une catégorie de films pour lesquels l’image de chiantitude qui colle au cinéma français s’avère exacte, c’est cette tendance du jeune cinéma d’auteur des années 90 où l’on retrouve notamment des films de Cédric Kahn, Catherine Breillat, Sandrine Veysset, Bruno Dumont et, donc, Manuel Poirier. Avec son intrigue étique, ses dialogues aussi indigents que ceux d’une parodie des Inconnus, ses personnages sans consistance, sa vision de la province platement désespérante et son découpage hyper sommaire, … à la campagne est une caricature de film non pas naturaliste (le contexte social est par trop inexistant) mais morne et creux.

L’amour (Philippe Faucon, 1990)

A Saint-Denis, des jeunes batifolent…

Le premier film de Philippe Faucon séduit grâce à sa tendresse, son humour et sa vitalité renoirienne. Seul les dialogues avec le père sonnent un peu plat. Les acteurs, dont il est dommage qu’aucun n’ait « percé », sont tous attachants. La dialectique entre paraître et désir, typique des amours adolescentes, y est finement retranscrite.