The Gypsy and the Gentleman (Joseph Losey, 1958)

En Angleterre au début du XIXème siècle, la passion d’un hobereau pour une gitane le mène à sa perte.

Le Technicolor, l’attention à la campagne anglaise (magnifique image avec la brume s’élevant au petit matin) et le soin apporté à la direction artistique assurent une certaine beauté visuelle mais cette beauté est essentiellement décorative. Le film est handicapé par une post-synchronisation médiocre et l’interprétation caricaturale de Melina Mercouri. L’absolue froideur de Losey exclut tout lyrisme et le spectateur en est réduit à contempler, de loin, une déchéance schématiquement programmée. On pourra toutefois noter quelques fulgurances de la mise en scène ayant pour objets la violence et le sexe, tel le plan où la jambe nue sort du fauteuil et la fin dont l’idée est très belle mais qui n’émeut guère faute d’avoir été bien amenée par le récit.

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