Ramona (Henry King, 1936)

En 1870 en Californie, les amours tragiques d’une jeune métisse élevée par de riches propriétaires avec un Indien.

Si le manichéisme de la caractérisation des personnages, le schématisme de la narration et le kitsch -parfois plaisant- du Technicolor donnent à cette adaptation de Helen Hunt Jackson un côté artificiel qui atténue l’épaisseur romanesque à laquelle elle aurait pu prétendre, force est de constater que nul autre film n’a dramatisé l’expropriation des Indiens et la distinction entre ethnie et religion avec une telle précision directe. De plus, si Don Ameche est peu crédible en Indien, Loretta Young interprète Ramona avec une belle sensibilité. Plutôt un bon film, donc.