L’un des nôtres (Let him go, Thomas Bezucha, 2020)

Après le décès accidentel de leur fils, un policier à la retraite et son épouse quittent leur ranch pour arracher leur petit-fils des griffes de sa nouvelle belle-famille.

Il y a un peu deux films en un. D’abord, l’histoire d’un beau couple vieillissant formé par Kevin Costner et Diane Lane, avec ses souvenirs amers et sa tendre tolérance pour les petits vices de l’autre, racontée dans des paysages grandioses et magnifiquement filmés avec un rythme apaisé mais qui ne dédaigne ni l’ellipse ni la suggestion. Toutes qualités classiques qui font de Thomas Bezucha un digne héritier de Clint Eastwood. En revanche, ce qui a trait à l’opposition westernienne contre la deuxième famille peine à convaincre car ces méchants manquent de motivation crédible et le cabotinage de Lesley Manville fait tomber leurs scènes dans le grand-guignol.

Une bringue d’enfer (Fandango, Kevin Reynolds, 1985)

Avant le mariage ou le départ au Viet-Nam, la virée dans l’Ouest de quatre jeune diplômés.

Les multiples trouvailles de montage, la beauté évanescente de Suzy Amis, les embardées semi-oniriques, l’utilisation des grands espaces américains et, surtout, la finesse d’une narration suggestive plus qu’explicite insufflent un romantisme secret et rendent particulièrement attachante cette classique comédie de passage à l’âge adulte. Et il y a évidemment la révélation du grand Kevin Costner.