Toâ (Sacha Guitry, 1949)

Après une séparation houleuse, un dramaturge raconte ses déboires conjugaux dans une pièce. Mais sa femme perturbe la représentation…Où est le théâtre ? Où est la vie ? Toâ est une mise en abyme pirandellienne. Conforme à l’évolution que prend l’oeuvre de Guitry après la guerre, c’est un film assez théorique où les aphorismes et les idées comptent plus que les personnages et les situations qui apparaissent comme des prétextes à la réflexion sur son art. Réflexion jamais pesante car source de bons mots et d’idées de mise en scène (ainsi des interventions de la femme jouée par Lana Marconi dans la pièce qui se joue). Brillant mais moins gracieux que les joyaux réalisés par le maître avant-guerre.