Le roman de la vallée heureuse (D.W Griffith, 1919)

Un jeune homme du Kentucky part à la ville faire fortune, au grand dam de sa fiancée et de ses parents…

Les minauderies de Lilian Gish sont toujours adorables et il y a des images pastorales superbes mais la sauce ne prend pas à cause d’un récit qui devient beaucoup trop stupide dans sa deuxième partie. L’innovation principale de ce film de Griffith, à savoir un flashback qui contredit le point de vue sur une scène précédemment présentée comme le fera plus tard Eric Rohmer, ne convainc guère tant son intégration semble confuse.

Le pauvre amour (True heart Susie, David W. Griffith, 1919)

Deux jeunes gens de la campagne secrètement amoureux ne s’avouent pas leurs sentiments. Le garçon part à l’université et se marie à une femme « moderne »…

Avec de tels personnages, on se dit que True heart Susie va être parfaitement niais. Et puis en fait non. La parfaite épure de la mise en scène fait tranquillement passer une vérité éternelle sur l’amour, le mariage, la femme. Le tout saupoudré d’un brin de nostalgie. C’est rigoureusement classique, c’est beau, c’est pur, c’est anti-tarantinien au possible. Et a t-il jamais existé actrice plus gracieuse que mademoiselle Lilian Gish?