Annie du Far West (Annie get your gun, George Sidney, 1950)

Battant sa vedette lors d’un concours de tir, une jeune fille rejoint le Buffalo Bill Wild West Show.

Au contraire d’autres comédies musicales de la MGM, le mauvais goût général et l’intrigue idiote, quoique basée sur la réalité, ne sont pas transfigurés par quoi que ce soit. Chorégraphiquement parlant, Annie du Far West est peu impressionnant. Betty Hutton est particulièrement grimaçante.

 

Drôle de meurtre (Remains to be seen, Don Weis, 1953)

Dans un immeuble new-yorkais, le gérant découvre qu’un homme est mort tandis que la nièce de ce dernier arrive…

Les ressorts de cette comédie policière sont théâtraux mais la variété de l’histoire et la sympathie des acteurs font passer un bon moment.

 

Frisco Jenny (William Wellman, 1932)

A San Francisco au début du siècle dernier, la vie d’une tenancière de maison close accointée avec les politiciens.

Encore un « petit » (de par une longueur inférieure à 75 minutes) film romanesque et percutant de la part de William Wellman. L’hypocrisie sociale est fustigée sans ambages, un gouffre béant d’incertitude morale est substitué au traditionnel manichéisme hollywoodien tandis que le jusqu’au boutisme mélodramatique de la narration aboutit à des paroxysmes franchement sublimes. Vivifiant.

Okay America (Tay Garnett, 1932)

Un journaliste cynique sert d’intermédiaire dans les négociations entre les ravisseurs de la fille d’un haut-fonctionnaire et sa famille.

Assez bavard et plus linéaire que l’extraordinaire Afraid to talk, produit par le même studio la même année, le film est aussi virulent que son homologue dans sa dénonciation de la corruption de la société. Il se focalise sur le parcours moral d’un homme désabusé qui, d’abord indifférent et égoïste, va finir tellement dégoûté de ses rapports avec les truands qu’il se lancera dans une croisade suicidaire. Le ton est amer, le film est d’un pessimisme rare. D’une durée n’excédant pas 75 minutes, contenant son lot de seconds rôles hauts en couleur (Edward Arnold!), Okay America a la concision et la vivacité des bons films de l’époque. Clairement recommandable.