Sa meilleure cliente (Pierre Colombier, 1932)

Pour se renflouer, un couple de joueurs ruinés ouvre un institut de rajeunissement en faisant croire que madame est la mère de monsieur.

L’idée de départ est astucieuse mais les développements ressortent du vaudeville le plus éculé. Le dramaturge Louis Verneuil ne s’est pas foulé pour adapter son écriture au médium cinématographique. Et dire que Paul Vecchiali y voit « un chef d’oeuvre »…

Le fauteuil 47 (Fernand Rivers, 1937)

Suite à un malentendu, un jeune dramaturge amoureux d’une grande actrice épouse la fille de cette dernière.

Le fond -des histoires de baise chez des bourgeois- est après tout analogue à celui de nombre de films d’auteurs français mais la forme, du théâtre de boulevard, a le mérite d’être moins prétentieuse et plus amusante que celle des Beaux jours. Le fauteuil 47 n’en demeure pas moins médiocre. C’est le plaisir de voir des monstres sacrés, dans leurs emplois standards, qui empêche de décrocher. J’ai en fait eu l’impression que les deux premiers tiers du métrage constituaient un prétexte, pour le moins laborieux, au montage parallèle conclusif où le rythme comique décolle enfin. Mais rien de bien transcendant.

La banque Nemo (Marguerite Viel, 1934)

L’ascension d’un arriviste au sein d’une petite banque…

Adaptation d’une pièce au cynisme réjouissant signée Louis Verneuil. La mise en scène de Marguerite Viel (supervisée par Jean Choux) n’apporte aucune plus-value et, dans les rares instants où des trucs sont tentés avec le montage, a plutôt tendance à épaissir le trait (cf l’achat du manteau). Il n’en reste pas moins que La banque Nemo se regarde toujours avec plaisir et que le propos, qui annonce celui du formidable Avec le sourire, n’est pas prêt de vieillir. Extraordinaire scène de conseil des ministres qui fut censurée à la sortie.