Le roman d’un mousse (Léonce Perret, 1914)

Un usurier et un mari ruiné escroquent une veuve seule avec son enfant…

L’archaïsme de la première partie laisse présager une régression formelle par rapport au formidable Enfant de Paris mais à partir du moment où le gamin est enlevé, à partir du moment où Le roman d’un mousse se transforme franchement en film d’aventures, la mise en scène se fait soudain plus inventive et plus variée. C’est comme si, chez Léonce Perret, l’aération faisait naître l’inspiration. Le réalisme des poursuites sur les remparts de Saint-Malo filmées à contre-jour et des séquences sur le bateau donne du corps au feuilleton mélodramatique. Enfin, le dénouement, fondé sur un véritable montage parallèle, annonce clairement les fameux morceaux de bravoure de Griffith.