Une aventure de Salvator Rosa (Alessandro Blasetti, 1939)

Au XVIIIème siècle, le peintre Salvator Rosa se masque et défend le peuple contre les excès des nobles.

Pourquoi ce film de cape et épée italien est-il infiniment inférieur à ceux que Hollywood fournissait à la même époque? D’abord, le pataud Gino Cervi et la disgracieuse Luisa Ferida ont beaucoup moins le physique de l’emploi que Errol Flynn et Olivia de Havilland. Que le futur interprète de Peppone ait été choisi pour interpréter Salvator Rosa mais aussi Don Cesar de Bazan ou Guillaume Tell demeure à mes yeux une énigme. Ensuite, le scénario est peu mouvementé, riche de scènes de parlotte vaguement comique plutôt que de scènes d’action. De plus, les rares scènes d’action ne sont pas suffisamment dynamique et claires pour compenser l’inertie du récit. Enfin, les décors, peu opulents, font beaucoup plus faux que les plateaux de la Warner ou de la Fox.