Une allumette pour trois (Mervyn LeRoy, 1932)

Entre 1919 et 1932, les différentes trajectoires sociales et sentimentales de trois filles puis femmes.

Une merveille qui, de par la force dramatique de ses péripéties (drogue, adultère, suicide…) n’empêchant pas certaine finesse de la narration, la qualité de son interprétation et son inventivité visuelle au service d’une prodigieuse concision, n’a rien à envier aux chefs d’oeuvre de Wellman réalisés à la même époque, si ce n’est peut-être la consistance d’un discours critique: s’il fallait dégager une morale de ce récit qui bifurque sans cesse -tantôt comédie, tantôt mélo, tantôt polar-, ce serait une morale bourgeoise et puritaine, la dramaturgie restant manichéenne en associant systématiquement le plaisir au stupre et à la déchéance. Le meilleur film de Mervyn LeRoy?