Hoodoo Ann (Lloyd Ingraham, 1916)

Une pensionnaire d’un orphelinat est recueillie par un couple…

Comédie produite par Griffith qui fait mesurer combien sa mise en scène pouvait faire la différence. Rien, ici, n’élève un sujet niais au possible. Mae Marsh est trop vieille pour le rôle, la narration s’attarde trop longuement sur des péripéties sans intérêt, aucun sens du cadre et du décor ne vient enraciner l’action par ailleurs mal conduite. Bref, on n’y croit pasune seule seconde et on s’ennuie grandement malgré que ça ne dure qu’un peu plus d’une heure. De loin, Hoodoo Ann est le moins bon des films de la Triangle que j’ai pu voir.

Over the hill (Henry King, 1931)

Les efforts d’une mère de famille américaine sont bien mal récompensés par des enfants ingrats et un mari paresseux.

Chronique d’une famille américaine où la béatitude inhérente au genre est sérieusement tempérée l’absence de reconnaissance de la progéniture. C’est joliment filmé mais le caractère unidimensionnel de chacun des personnages ôte pas mal d’intérêt au récit, récit d’ailleurs très moralisateur. Over the hill est un film mineur de Henry King.