Un petit carrousel de fête (Zoltan Fabri, 1955)

Sur le point de se fiancer à un jeune homme choisi par ses parents, la fille d’un paysan hongrois tombe amoureuse d’un beau garçon…

Plus que par ses jeux de montage désuets et son pittoresque parfois appuyé trop longuement, ce joli classique du cinéma hongrois touche par la fraîcheur de ses interprètes et de ses décors, la subtilité de certaines scènes où le découpage permet d’imaginer ce qui se passe dans la tête d’un personnage et l’empathie de l’auteur pour chacun des personnages qui hausse le ton du récit.

Amour (Károly Makk, 1971)

Son mari emprisonné dans les geôles communistes suite à l’insurrection de 1956, une Hongroise fait croire à sa belle-mère alitée que l’homme qu’elles aiment toutes les deux est parti en Amérique.

L’angle d’attaque pour parler de l’insurrection de Budapest est original et pertinent mais la froideur des comédiens en neutralise l’émotion potentielle. De plus, Károly Makk saupoudre sa mise en scène de bizarreries tel que jump-cuts et brefs flashbacks filmés en grand angle dont on peine à déceler la nécessité au-delà de la volonté de briser, très artificiellement, l’aspect « film en chambre ».