La garçonne/Jalousie (Jean de Limur, 1936)

Après avoir fait capoter un mariage arrangé parce que son fiancé avait une maîtresse, une jeune femme s’installe à son compte et est soutenue par une décoratrice qui règne sur le monde parisien…

Typiquement le genre de film plus intéressant par ses thèmes, que l’on qualifiera d’audacieux compte tenu de l’époque (liberté sexuelle, lesbianisme, toxicomanie), que par leur traitement, que l’on qualifiera de tout à fait conventionnel. La fin fait rentrer l’héroïne dans le rang à peu de frais. La mise en scène oscille entre approximation (le découpage de la confrontation finale) et application de recettes éprouvées (les travellings sur les corps à moitié dénudés pendant l’orgie).

Noix de coco (Jean Boyer, 1938)

A Menton, un horticulteur apprend que sa nouvelle et vertueuse épouse est « Noix de Coco », l’entraîneuse avec qui il eut une liaison à Saïgon du temps de sa jeunesse…

Contrairement à d’autres films de Jean Boyer, cette comédie est médiocre du fait que:

  1. le scénario s’éparpille et n’approfondit aucune piste narrative
  2. les dialogues ne sont pas des plus inspirés
  3. il n’y a pas de chansons pour agrémenter la sauce

Le roman d’un jeune homme pauvre (Abel Gance, 1935)

Un marquis ruiné se fait embaucher comme régisseur pour assurer une dot à sa fille…

Impossible de déceler la touche d’Abel Gance dans cette histoire à dormir debout platement mise en scène. De plus, Marie Bell compte parmi les interprètes féminines les moins jolies d’un réalisateur qui avait habituellement fort bon goût en la matière.